Histoire du Thé

Histoire du Thé

Le thé a vu le jour en Chine. Son berceau historique est le Yunan. Il est établi que sous les règnes des premiers empereurs de la dynastie Han (206 avant Jésus-Christ à 220 après Jésus-Christ), le thé était cultivé dans l'actuelle province du Sichuan, et son usage était réservé à la pharmacologie.

Plusieurs histoires existent autour de la naissance du thé.

En Chine, l'empereur Shen Nong, (le troisième et dernier des Trois Augustes, empereurs mythiques de l'Empire, qui régna de 2737 à 2697 avant Jésus-Christ) préconisa à son peuple de faire bouillir de l'eau avant de le boire afin de contrer les épidémies. Un jour où il se reposait au pied d'un arbre, au cours d'une promenade dans la campagne chinoise, il se fit préparer un bol d'eau chaude. Or, une brise légère entraîna quelques feuilles de l'arbuste sous lequel il se reposait et les déposa dans l'eau frémissante. Teintant délicatement l'eau cristalline et développant une saveur aussi inconnue que délicieuse, cette nouvelle boisson à base de feuilles de thés infusées ravit son palais. Le thé (cha) venait de naître. Le souverain décida de l'adopter et la fit connaître à son peuple.

En Inde l’histoire raconte qu'un moine, Bodhidharma, qui vécut au sixième siècle de notre ère, s'en alla prêcher par les chemins jusqu'en Chine la doctrine bouddhiste (chan). Il fit le vœu de ne pas dormir pendant les neuf années que durerait son voyage afin de ne jamais relâcher sa mission. Mais au bout de trois ans, il fut tout de même pris de somnolence, et pour rester éveillé, il mâchonna par hasard quelques feuilles d'un théier sauvage. L'effet fut assez bénéfique pour lui permettre d'accomplir les six années restantes sans fermer l'œil.

Au Japon, la version diffère légèrement. Bodhidharma ne résista pas au sommeil et à son réveil, l'immensité de sa faiblesse le plongea dans le désespoir. Pour se punir, il se coupa cils et paupières, afin d'avoir toujours les yeux ouverts. Peu de temps après, ses paupières auraient donnés naissance à un arbuste dont les feuilles permettaient aux croyants de rester éveillés.